ANTIBIOTIQUE ! DANGER !

Et pourtant il existe des remèdes naturels puissants

157 millions de boîtes d’antibiotiques ont été vendues en France, pour un chiffre d’affaires de 852 millions d’euros.
En pratique et faute d’antibiotiques suffisamment efficaces, les médecins sont déjà confrontés à des infections susceptibles de menacer le pronostic vital des patients. Par ailleurs, le développement des résistances aux antibiotiques ne cesse de prendre de l’ampleur.
Des séquelles invalidantes et irréversibles



Il fallait auparavant se protéger des maladies, il faut désormais se protéger aussi des médicaments, y compris de certains dont on a une image très positive : les antibiotiques.
Des années de surprescription ont rendu moins efficaces les traditionnels traitements aux pénicillines, macrolides ou tétracyclines, et une classe d'antibiotiques actifs contre la plupart des bactéries s'impose
progressivement : les fluoroquinolones, communément appelées quinolones.

Mais les problèmes de résistance aux bactéries ne suffisent pas à expliquer l'engouement pour ces puissants médicaments chimiothérapeutiques tout-terrains,[b] complètement artificiels
: leur prix élevé assure de confortables rentes aux laboratoires qui encouragent leur distribution par l'intermédiaire de leurs 20000 visiteurs médicaux, et l'Assurance Maladie pense faire des économies -traitements courts, efficacité satisfaisante- en réduisant les jours d'arrêt de travail. L'Afssaps estime que le rapport bénéfice/risque est favorable. En théorie, tout va donc très bien. Comme tout allait bien jusqu'en 2004 pour le Vioxx®, qui aurait selon les études provoqué entre 28000 et 140000 morts rien qu'aux Etats-Unis. En mars 2006 et cette fois en France, le Comité Economique des Produits de Santé a tiré la sonnette d'alarme, estimant que ces médicaments sont surprescrits, et reconnaissant que les visiteurs médicaux informent mal les médecins de leurs effets secondaires.

En avril, la pharmacovigilance a lancé une discrète enquête sur les effets à long terme de ces antibiotiques considérés comme des médicaments "sensibles".



En mai 2006, un article du Washington Post nous apprenait que Pfizer, leader mondial de l'industrie pharmaceutique, aurait pratiqué en 1996 une expérience sauvage sur 200 enfants et nourrissons nigérians afin de tester une fluoroquinolone, le Trovan®, qui sera mise sur le marché en Europe en 1997 avant d'être interdite en 1999 en raison de ses graves effets secondaires. Des enfants décéderont, d'autres garderont des séquelles irréversibles. Le Trovan® devait rapporter des milliards de dollars. 30 familles nigérianes ont mis Pfizer en procès à New-York, pour traitements inhumains, cruels et dégradants.
Autre fluoroquinolone du même fabricant, le Logiflox® a fait des victimes graves en France. Deux jeunes filles atteintes à 23 et 28 ans s'apprêtent à mettre Pfizer en procès en France.Le géant pharmaceutique s'est récemment débarrassé de ce produit, revendu à un petit laboratoire français, Biocodex®, qui médiatise sur le thème du respect et de l'humilité face aux
professionnels de la santé et aux patients.

Les effets graves des quinolones commencent à apparaître parfois un an et demi après la prise, et les systèmes de pharmacovigilance ne sont pas adaptés à la remontée d'événements indésirables apparaissant à moyen ou long terme. On sait
que les quinolones peuvent rester des mois dans certains tissus, et possiblement des années.

Dans ces conditions, la plupart des victimes ne font pas le lien entre des douleurs tendineuses, une arthrose précoce ou des problèmes cutanés graves et la prise d'un antibiotique dont elles ont déjà oublié le nom. D'autant plus que l'on sait que des destructions cellulaires graves peuvent passer complètement inaperçues, notamment au niveau des tendons.

Le problème est d'autant plus grave que d'après plusieurs travaux, les Français seraient plus touchés par certaines séquelles invalidantes que les Britanniques ou les Américains, pour des raisons non élucidées à ce jour.

Ces « antibiotiques de la dernière chance », « antibiotiques du futur », « antibiotiques à tout faire », « arme ultime contre les bactéries » mais aussi « antibiotiques qui paralysent » pour reprendre l'expression du journaliste-écrivain Eric Brunet qui s'est intéressé à la question sont souvent prescrits pour de simples sinusites, rhinites, otites, cystites, quand ce n'est pas en prévention ou pour des indications erronées. Pourtant, les cas pour lesquels les fluoroquinolones sont indispensables en première intention ne sont pas vraiment nombreux. Il suffit de voir leur très faible taux d'utilisation dans certains pays d'Europe à forte tradition sanitaire et où la population se porte très bien.

Il a fallu attendre le milieu des années 90 pour que certains effets graves commencent à apparaître dans les notices.
On a pourtant à ce jour déjà attribué aux fluoroquinolones environ un millier d'effets secondaires, un vrai catalogue de maladies.
Il est par exemple désormais établi que plusieurs de ces substances sont cancérigènes.
En 1998, l'organisme gouvernemental américain OEHHA -cité comme référence par la Direction Générale de la Santé et le Comité d'Hygiène Français- classait en juillet le père de toutes les quinolones, l'acide nalidixique, découvert en 1962 et encore largement distribué en France récemment, comme produit cancérigène. En 2002, la dose maximale tolérable, estimée pour une exposition sur 70 ans et pour que cela provoque un cancer sur une personne sur 100'000, fut fixée à 716 mg. Les doses journalières sont de 1000 à 2000 mg/jour lors d'un traitement au Negram® ou Negram Forte®.

Quant aux autres quinolones, malgré le manque de tests spécifiques, on retrouve des cas de cancers pour deux des quinolones les plus vendues dans le monde, mis en évidence soit lors d'études (lévofloxacine, gémifloxacine) ou par la pharmacovigilance (ciprofloxacine, Grande-Bretagne). Les études sur les mammifères ont mis en évidence un important potentiel cancérigène. Des expériences sur les cellules humaines in vitro ont aussi abouti à la formation de cellules cancéreuses.
La question est de savoir sous quel délai les cancers peuvent apparaître chez l'humain : 3 mois ? 20 ans ? 40 ans ?

Aucune étude à long terme n'a été menée sur la question, on imagine aisément que personne ne veuille financer de tels travaux. Etonnant lorsque l'on sait que des milliers publications existent à propos des fluoroquinolones !
L'un des effets les plus spectaculaires de ces antibiotiques est l'atteinte des tendons d'Achille, présentée positivement comme un tendinite la plupart du temps. Il s'agit en fait essentiellement de nécroses des tissus tendineux, correspondant donc à des morts cellulaires massives.
Mais de nombreuses victimes le savent bien, ainsi que quelques spécialistes français réputés, ce sont tous les tendons qui sont en réalité susceptibles d'être atteints. Les muscles peuvent également être détruits, comme le cœur... qui possède de plus des tendons.

Des médecins n'hésitent pas à parler d'empoisonnement.
Une "pointure" de la rhumatologie explique que 6 mois après une exposition de dose et durée normales, la substance est encore significativement présente dans le corps.
Un autre effet grave, moins connu, est la dissolution chimique des cartilages, allant jusqu'à provoquer une arthrose
parfois évoluée en quelques jours ou semaines seulement. Plus fréquente chez l'adolescent, elle justifie chez l'humain en croissance une contre-indication absolue, sauf en dernier recours. Vides articulaires, ramollissement, fissurations et ulcérations irréversibles des cartilages, ont été observés chez des membres de notre association et attribués à la prise de fluoroquinolones.

Parmi l'interminable liste des effets graves connus, parfois irréversibles, citons les séquelles rénales, hépatiques, cardio-vasculaires, neurologiques, cérébrales, baisse des sens dont la vue, destruction du collagène, altérations de
la peau, etc.

témoigne un médecin qui connaît les effets de ces antibiotiques, qui peuvent ronger le corps de l'intérieur jusqu'à une véritable
décomposition des tissus.

La prise de quinolones expose à des invalidités permanentes et graves. Fauteuil roulant, béquilles, minerve, prothèses, inaptitude professionnelle, familles ravagées, coût délirant pour la société.

Un seul cachet suffit à détruire une vie. Une seule prise suffit à nécroser les tendons ou attaquer les cartilages. Il n'existe de plus aucun moyen de prévoir une « intolérance » aux quinolones. Des gens jeunes, en parfaite santé, sans aucune
prédisposition en ont été victimes. La plupart des prescripteurs n'ont qu'une connaissance très superficielle voire fantaisiste du profil toxicologique de cette classe d'antibiotiques : ils savent ce que les "délégués médicaux" des laboratoires daignent leur donner comme informations la plupart du temps, c'est à dire quelques rares effets secondaires réversibles.

Il n'y a évidemment aucun antidote.

Si certains médecins ou services hospitaliers commencent à limiter voire proscrire ces médicaments qu'ils estiment trop dangereux, d'autres, inconscients du danger, mal informés ou désireux de minimiser la durée des arrêts de travail n'hésitent pas à les employer à tour de bras.

Plusieurs membres de l'AVQ ont contacté la pharmacovigilance dès janvier 2006 pour l'alerter des graves séquelles qu'elles subissent à long terme, et qui souvent ne figurent pas dans le Vidal® ni dans la notice. Ces médicaments seraient très surveillés en France. Comment expliquer alors que parmi les centaines de médecins souvent spécialistes vus par les victimes, aucun ne sache que les fluoroquinolones peuvent provoquer des séquelles neurologiques irréversibles (risque précisé dans les notices américaines), de l' arthrose ou des cancers (effets figurant notamment dans le dossier américain de demande d'AMM pour la lévofloxacine -Tavanic® en France-, effets notifiés dès 1996).

L'agence du médicament a du affronter une crise des fluoroquinolones dans les années 90 en raison d'une inflation du nombre de tendinopathies à une période ou au mieux un cas sur 342 était déclaré aux autorités (étude de la pharmacovigilance de Nancy, 1996) et qu'à peu près rien n'a été fait depuis dans les faits malgré des discours de façade qui ne peuvent que faire sourire une personne un tant soit peu informée. Si la molécule la plus dangereuse a été retirée du marché après 7 ans de tergiversation des pouvoirs publics, d'autres molécules particulièrement dangereuses ont fait leur apparition.

http://sfc.forumactif.com/t1768-antibiotique-danger-quot

 

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