La prostate, ça sert à quoi ?

La prostate fait partie des organes génitaux. Cette petite glande d'à peine 20 g chez l'adulte jeune a la forme d'une châtaigne. Elle mesure en moyenne 3 à 4 cm de long pour 3 à 5 cm de large. Elle est située entre la vessie et le rectum et touche l'urètre, canal par lequel s'écoule l'urine.
Durant l'enfance et l'adolescence, la prostate grossit progressivement, jusqu'à atteindre une taille standard à l'âge adulte. C'est l'hormone mâle testostérone qui stimule sa croissance. Plus tard, passé la cinquantaine, il n'est pas rare que la glande se développe à nouveau, sans que l'on sache pourquoi. C'est ce qu'on appelle une hyperplasie bénigne.
La prostate joue un triple rôle : elle est à la fois un acteur majeur du système urinaire mais aussi de l'appareil génital, ce qui explique des symptômes sur ces deux plans lorsqu'elle se dérègle. Parallèlement, elle assure une certaine stabilité des organes de la zone.
Plusieurs rôles distincts
Entourant l'urètre, la glande joue un rôle important dans la miction (le fait d'uriner) ainsi que dans la continence (capacité à se retenir d'uriner). Par ailleurs, la prostate sécrète le liquide prostatique qui, avec les sécrétions des vésicules séminales situées à proximité, constitue le liquide séminal. Au moment de l'éjaculation, les spermatozoïdes remontent des testicules, parvienne à la prostate, constituant ainsi le sperme. Il est expulsé grâce, entre autres, aux cellules musculaires de la glande.
La prostate comporte quatre parties. C'est dans la zone périphérique, palpable au toucher rectal, que se déclenchent la plupart des cancers. En revanche, lorsque la glande se met à grossir sans qu'il y ait de cancer, c'est plutôt la partie proche de l'urètre qui s'épaissit. Ce qui explique les troubles urinaires alors constatés.
La prostate joue un triple rôle : elle est à la fois un acteur majeur du système urinaire mais aussi de l'appareil génital, ce qui explique des symptômes sur ces deux plans lorsqu'elle se dérègle. Parallèlement, elle assure une certaine stabilité des organes de la zone.
Le premier facteur évident, c'est l'âge. Plus un homme vieillit, plus il risque de rencontrer des problèmes avec cette glande capricieuse. Hormis pour la prostatite, plus rare et qui frappe essentiellement les hommes jeunes, les maladies sont généralement détectées chez les patients de plus de cinquante ans. Selon l'Association française d'urologie, 40 % des hommes de 40 ans, 50 % des hommes de 50 ans, 60 % des hommes de 60 ans, 70 % des hommes de 70 ans et 80 % des hommes de 80 ans ont une grosse prostate. Même chose pour les cancers : leur incidence dans la population augmente considérablement avec l'âge.
L'origine ethnique semble jouer un rôle important dans l'apparition du cancer de la prostate. "Les personnes d'origine africaine, antillaise ou afro-américaine sont plus susceptibles de développer la maladie. En France, elles sont deux fois plus touchées que les personnes d'origine métropolitaine", explique le Professeur Christian Coulange, président de l'Association française d'urologie. A l'inverse, les Asiatiques semblent beaucoup moins concernés par ce type de cancer.
 Dans le même esprit, une prédisposition génétique pour environ 20 % des malades a clairement été établie. Deux gènes responsables ont d'ailleurs été identifiés récemment sur le chromosome 1.
L'environnement jouerait apparemment un rôle lui aussi, sans que l'on sache précisément lequel. Ainsi, les Japonais expatriés aux Etats-Unis, par exemple, enregistrent une incidence plus forte du cancer que ceux restés au pays. L'alimentation semble particulièrement importante : les graisses, les régimes riches en calories augmentent le pourcentage de risques.
Un facteur hormonal ? Possible ! On a constaté que les hommes qui ne produisaient pas de testostérone n'avaient pas de cancer de la prostate.

Accueil     |     Présentation     |     Dossier     |      Formations     |     Contact
Copyright © Guerirautrement.info - 2012 - Mise à jour par CsWebDz